Wie aus Ärger doch noch Kulturgenuss wurde

Nolwenn Leroy, nervige Werbeinlage im Vorfeld von “die Rache der sexfreien Wanderhure” hat mich total geärgert. Umso mehr als der Refrain von Tri Martolod durchaus Ohrwurmqualitäten besitzt. Inzwischen höre ich verstärkt Radio, besonders France Bleu Haute-Normandie, einen Sender mit oft grauenhafter Musik (auch bekannt als “Chansons”), dafür aber interessanten Regionalnachrichten. Man will doch wissen, wann das Atomkraftwerk Penly mal wieder brennt. Da lief Tri Martolod als Hip-Hop, ich war fasziniert.

Tri Martolod ist ein Song von Alan Stivell (*1944), einem Musiker der die bretonische Musik praktisch gerettet hat. Wahrscheinlich ist es aber ein Volkslied, das Alan Stivell damals anno 1972 auch wieder nur interpretiert hat. Er spielt bretonische Harfe und singt.

Die bretonische Hip-Hop-Band Manau hat da 1998 mit einem anderen Text einen Song namens “la tribu de Dana” draus gemacht. Für mich die Idealversion.

Den Text gibt es bei einem anderen Youtube-Link:

La Tribu de Dana

Le vent souffle sur les plaines de la Bretagne armoricaine.
Je jette un dernier regard sur ma femme, mon fils et mon domaine.
Akim, le fils du forgeron, est venu me chercher;
Les druides ont décidé de mener le combat dans la vallée.
Là où tous nos ancêtres, de géants guerriers celtes,
Après de grandes batailles se sont imposés en maîtres.
C’est l’heure maintenant de défendre notre terre
contre une armée de Simériens prête à croiser le fer.
Toute la tribu s’est réunie autour des grands menhirs
pour invoquer les dieux afin qu’ils puissent nous bénir.
Après cette prière avec mes frères, sans faire état de zèle,
les chefs nous ont donné à tous des gorgées d’hydromel,
Pour le courage, pour pas qu’il y ait de faille,
Pour rester grands et fiers quand nous serons dans la bataille.
Car c’est la première fois pour moi que je pars au combat
Et j’espère être digne de la tribu de Dana.

Dans la vallée de Dana
Dans la vallée , j’ai pu entendre les échos.
Dans la vallée de Dana
Dans la vallée , des chants de guerre près des tombeaux.

Après quelques incantations de druides et de magie,
Toute la tribu, le glaive en main, courait vers l’ennemi.
La lutte était terrible et je ne voyais que des ombres,
Tranchant l’ennemi qui revenait toujours en surnombre.
Mes frères tombaient l’un après l’autre devant mon regard,
Sous le poids des armes que possédaient tous ces barbares,
Des lances, des haches et des épées dans le jardin d’Eden
qui écoulait du sang sur l’herbe verte de la plaine.
Comme ces jours de peine, où l’homme se traîne
À la limite du règne du mal et de la haine.
Fallait-il continuer ce combat déjà perdu ?
Mais telle était la fierté de toute la tribu.
La lutte a continué comme ça jusqu’au soleil couchant,
De férocité extrême en plus d’acharnement;
Fallait défendre la terre de nos ancêtres enterrés là,
Et pour toutes les lois de la tribu de Dana.

Au bout de la vallée on entendait le son d’une corne,
D’un chef ennemi qui rappelait toute sa horde.
Avait-il compris qu’on lutterait même en enfer
Et qu’à la tribu de Dana appartenaient ces terres ?
Les guerriers repartaient, je ne comprenais pas
Tout le chemin qu’ils avaient fait pour en arriver là,
Quand mon regard se posa tout autour de moi,
J’étais le seul debout de la tribu ; voilà pourquoi
Mes doigts se sont écartés tout en lâchant mes armes,
Et le long de mes joues se sont mises à couler des larmes.
Je n’ai jamais compris pourquoi les dieux m’ont épargné
De ce jour noir de notre histoire que j’ai contée.
Le vent souffle toujours sur la Bretagne armoricaine
Et j’ai rejoint ma femme, mon fils et mon domaine.
J’ai tout reconstruit de mes mains pour en arriver là,
Je suis devenu roi de la tribu de Dana.

Ist vielleicht überflüssig, es zu übersetzen, der Erzähler/Sänger beschreibt seinen Kampf als Teil des Stammes der Dana, der Tuatha Dé Danann, gegen “Simériens”. Keine Ahnung wer das sein soll. Er meint wohl nicht Le Thuit-Simer ein Kaff in Eure, dessen Bewohner Thui-Simériens sind. Nach der Legende zwangen die Milesier die Tuatha Dé Danann im Untergrund zu leben. Der Erzähler/Sänger jedenfalls steht am Ende allein vor den Feinden von der Göttin als König auserwählt. Jaja, und der Wind weht immer noch über Aremorica…

Und weils so schön ist hier nochmal das Original von 1972 Tri Martolod von Alan Stivell:

Der Text ist bretonisch, keine Ahnung, was uns der Künstler sagen will. Die Musik beinhaltet einen seltsamen Taktwechsel, den man nicht so durchgängig mitklatschen kann. Weshalb das Publikum bei Live-Versionen etwas nerven kann. Snotty hat netterweise auch einen Link zum französischen Text beigesteuert:

Trois marins

Trois jeunes marins, tra la la… (drei junge Seemänner)
Trois jeunes marins s’en allant voyager (drei junge Seemänner reisen)

Le vent les a poussés (der Wind schiebt sie)
Jusqu’à Terre-Neuve (nach Neufundland)

A côté de la pierre du moulin (Neben dem Stein der Mühle (?), Mühlstein heisst “meule”)
Ils ont jeté l’ancre (warfen sie Anker)

Et dans ce moulin (Und in der Mühle)
Il y avait une servante (gab es eine Dienerin)

Et elle me demande (Und sie fragte mich)
Où avons-nous fait connaissance ? (Woher kennen wir uns?)

A Nantes, au marché (Vom Markt in Nantes)
Nous avions choisi un anneau (Wir haben einen Ring ausgesucht)

L’anneau de la promesse (Den Verlobungsring)
Et nous étions sur le point de nous marier (Und wir wollten heiraten)

Nous nous marierons (Wir werden heiraten)
Même si nous n’avons pas de biens (Auch wenn wir keinen Besitz haben)

Ma mère, vous êtes à l’aise (Meine Mutter/Hausfrau (Kosewort), du sagst das so leichthin)
Vous ne savez pas qui est dans le besoin (Du weisst gar nicht, was man so braucht)

Nous n’avons ni maison ni paille (Wir haben weder Haus noch Stroh)
Ni lit pour dormir la nuit (Noch ein Bett in dem wir nachts schlafen können)

Nous n’avons ni drap ni couverture (Wir haben weder Laken noch Bettdeck)
Ni édredon sous la tête (Noch Federkissen unter dem Kopf)

Nous n’avons ni écuelle ni cuiller (Wir haben weder Napf noch Löffel)
Ni de quoi faire du pain (Noch irgendwas um Brot zu backen)

Nous ferons comme la perdrix (Wir machen es wie das Rebhuhn)
Nous dormirons sur la terre (Wir schlafen auf dem Boden)

Nous ferons comme la bécasse (Wir machen es wie die Schnepfe)
Quand le soleil se lève elle va courir (Wenn die Sonne aufgeht läuft sie los)

Ma chanson est terminée (Mein Lied ist nun zu Ende)
Celui qui sait continue (Der, der was weiss macht weiter)

Übersetzung ganz fix erstellt und ohne Gewähr.

Während ich mich in Youtube tummelte, fiel mir auf, dass das nervige Lied “La jument de Michao” (die Stute von Michao) natürlich auch nicht von Nolwenn Leroy ist und dereinst schonmal von Tri Yann interpretiert worden ist (Album:Anniverscène im Jahr 1985). Und da möchte ich mich folgendem Kommentar anschließen: “Quand même, c’est mieux cet version que la reprise de Nolwen ahah ! :)” Trotzdem ist diese Version immer noch besser als die Coverversion von Nolwen.

Und auch da gibt es eine Version von Manau, “J’entends le loup, le renard et la belette” (ich hör den Wolf, den Fuchs und das Wiesel). Den Text des Originals, ich schätze ein bretonisches Volkslied, kann man kurz zusammenfassen mit: Die Stute und das Fohlen von Michao haben das ganze Heu aufgefressen, das werden sie im Winter bereuen. Ich hör den Wolf, den Fuchs und das Wiesel, der Wolf und der Fuchs singen. Ich geh für zehn Jahre weg. Tralala.

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2 thoughts on “Wie aus Ärger doch noch Kulturgenuss wurde

  1. tri martolod is wirklich grosses kino. gut, dass mich meine eltern zwangsgebildet haben mit so folk.zeug ;)
    hier gibt’s übrigens den text auf brezhoneg und frog – http://www.youtube.com/watch?v=R0PeC-0lvgQ

  2. Danke snotty. Ich hab eben fix eine Ûbersetzung zusammengewurschtelt. Ruhig beschweren Celui qui sait traduit…

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